TOPOS

Sous-titre
Qaja me Kuca
localisation textuel
Grand Nouméa, Nouvelle Calédonie (988)
intro

Dans le Grand Nouméa, entre récifs, mangroves, forêts tropicales et zones urbaines, les tensions écologiques, sociales et culturelles s’intensifient. Montée des eaux, érosion côtière, déclin des langues kanak et fragmentation des liens au vivant dessinent un territoire en mutation. Dans ce contexte, le projet Topos « Qaja me Kuca » (« Dire et Faire » en langue drehu) propose de repenser les relations entre humains et milieux urbains à travers une approche écolinguistique. En mobilisant un collectif de chercheurs, artistes, étudiants, habitants et institutions locales, il donne corps à des récits partagés de la ville et du vivant. Parcours artistiques, récits plurilingues et cartographies, autant de gestes pour explorer ensemble le processus d’une transition écologique, culturelle et inclusive.

Diaporama
place du Mwâ Ka en plein de coeur la ville Nouméenne

Nouvelle-Calédonie - Le projet se situe dans le noyau urbain du Grand Nouméa, comprenant les communes de Nouméa, Dumbéa, Mont-Dore et Païta

Canal de Nouméa

Nouvelle-Calédonie - Le projet se situe dans le noyau urbain du Grand Nouméa, comprenant les communes de Nouméa, Dumbéa, Mont-Dore et Païta

Textes
Inter-titre
Un territoire riche de diversités sous tensions
Texte

Reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle autant que pour sa richesse linguistique et culturelle, l’archipel calédonien est aujourd’hui confronté à de multiples pressions écologiques, sociales et politiques. Alors que les effets du changement climatique se font de plus en plus ressentir, la disparition progressive des langues kanak et les tensions sociales renforcent les fractures territoriales et identitaires. Ces dynamiques fragilisent les liens entre les habitants, leurs milieux de vie et les récits partagés, compromettant les projections collectives vers l’avenir. Dans un contexte où les formes de nature en ville sont à la fois menacées et chargées de sens, émerge un besoin croissant de lieux d’expression, de transmission et de co-construction des savoirs. Le projet entend y répondre en proposant un espace de réflexion collective et créative sur l’avenir bioculturel du Grand Nouméa, à partir des réalités locales.

Inter-titre
Connaître et relier les formes de natures en ville
Texte

À la croisée des sciences du vivant, des sciences humaines, des arts et de la participation citoyenne, le projet cherche à explorer les liens entre biodiversité (humains et non-humains), langues et milieux de vie en contexte urbain. Il s’intéresse à la manière dont les habitants perçoivent, nomment et pratiquent les formes de nature en ville dans des espaces ouverts (plages, platiers), semi-ouverts (espaces aménagés, forestiers) et dédiés à l’art naturaliste (fresques). L’enjeu est d’étudier la façon dont ces représentations influencent leurs manières d’habiter et de coexister avec leur environnement. Pour ce faire, une étude ethnographique et une enquête ethnobotanique seront menées visant à documenter les usages liés aux milieux naturels urbains. Ces recherches porteront notamment sur les pratiques nourricières, les plantes médicinales ainsi que sur les activités quotidiennes liées aux plages, aux forêts ou encore aux sentiers. Des récits de vie, relevés linguistiques, cartographies et observations seront co-construits avec les chercheurs, les artistes, les écoliers et les habitants, dans une dynamique d’interdisciplinarité. Cette production collective contribuera ainsi à éclairer les conditions d’une transition urbaine plus écologique, inclusive et culturellement ancrée.

Inter-titre
Tisser des liens entre milieux, cultures et usages
Texte

Dans la continuité des enquêtes menées avec les habitants, des résidences artistico-scientifiques, rythmées d'ateliers interactifs, viseront à co-produire des créations artistiques originales en mobilisant l’écriture, la photographie, le street art, la performance théâtrale ou encore des captations sonores et visuelles. In fine, le projet aboutira à la création d’un « éco-chemin » : un parcours artistique et écologique reliant la Maison de la biodiversité de Nouméa à la Maison pédagogique de l’environnement du Mont-Dore. Conçu comme une traversée des milieux urbains, littoraux et forestiers, ce chemin scénarisé sera ponctué de créations visuelles et sonores installées dans l’espace public. Ce dernier, élaboré sur la base des travaux menés pendant deux ans, et en partenariat avec les communes, l’Académie des Langues Kanak et les services culturels, cherchera à mettre en lumière les savoirs locaux, les récits plurilingues et les pratiques culturelles liées aux milieux naturels et urbains. En articulant ainsi la diversité des cultures et des usages des milieux, il favorisera une appropriation collective des enjeux écologiques et contribuera à inscrire les savoirs locaux dans les politiques publiques et les dynamiques de gouvernance urbaine.

Chiffres clefs
carte
Païta
Dumbéa
Nouméa
Le Mont-Dore
Chronologie
Collectif du projet
Titre
Chercheurs en écologie et sciences de l’environnement
Membre collectif
Prenom
Julien
Nom
Drouin
Texte

agronome, Institut Agronomique Néo-Calédonien

Prenom
Claire
Nom
Goiran
Texte

biologiste marine, Laboratoire ISEA, Université de la Nouvelle-Calédonie

Prenom
Cyril
Nom
Marchand
Texte

biogéochimiste, Laboratoire ISEA, Institut de Recherche pour le Développement

Titre
Chercheurs en sciences humaines et sociales
Membre collectif
Prenom
Stéphanie
Nom
Geneix-rabault
Texte

ethnomusilinguiste, Laboratoire ERALO, Université de la Nouvelle Calédonie

Prenom
Catherine
Nom
Sabinot
Texte

anthropologue et ethnoécologue, UMR Espace-Dev, Institut de Recherche pour le Développement

Prenom
Fabrice
Nom
Wacalie
Texte

linguiste, Laboratoire LIRE, Université de la Nouvelle Calédonie

Prenom
Maya
Nom
Leclercq
Texte

socio-anthropologue, UMR Espace-Dev, Institut de Recherche pour le Développement

Prenom
Séverine
Nom
Bouard
Texte

géographe et socio-anthropologue, Institut Agronomique Néo-Calédonien puis Lincoln University DEM

Prenom
Edouard
Nom
Hnawia
Texte

chimiste et ethnobotaniste, UMR PharmaDev, Institut de Recherche pour le Développement

Prenom
François
Nom
Chassagne
Texte

ethnobotaniste, UMR Pharma-Dev, Institut de Recherche pour le Développement

Prenom
Pascal
Nom
Dumas
Texte

géographe, UMR Espace-Dev, Université de la Nouvelle Calédonie

Prenom
Fleur
Nom
Vallet
Texte

géographe-environnement, UMR ENTROPIE, Institut de Recherche pour le Développement

Prenom
Anne-Laure
Nom
Dotte
Texte

linguiste, Laboratoire ERALO, Université de la Nouvelle Calédonie

Titre
Artistes
Membre collectif
Prenom
Adeline
Nom
Blaimont
Texte

comédienne, Compagnie Lyades

Prenom
David
Nom
Leroy
Texte

musicien et ingénieur sonore, Zesource

Prenom
Sylvain
Nom
Lorgnier
Texte

collecteur de récits et conteur, Les Argonautes du Pacifique

Prenom
Grégory
Nom
Minassian-Kuby
Texte

graffeur, Kuby Kolor

Prenom
Nicolas
Nom
Mole
Texte

motion designer

Prenom
Mégane
Nom
Savary
Texte

créatrice de contenu, AtoFlow

Prenom
Paul
Nom
Wamo
Texte

poète et performer

Titre
Élus et professionnels de collectivités
Membre collectif
Prenom
Isabelle
Nom
Champmoreau
Texte

membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

Prenom
Lydie
Nom
Gardet
Texte

direction de la Culture du Patrimoine et du Rayonnement, mairie de Nouméa

Titre
Membres associés
Membre collectif
Prenom
Ludovic
Nom
Bréau
Texte

chargé de mission pour la diffusion et la valorisation des résultats de la recherche, Université de la Nouvelle Calédonie

Prenom
David
Nom
Bruy
Texte

ethnobotaniste, Institut de Recherche pour le Développement et conservateur de l’Herbier de Nouvelle-Calédonie

Prenom
Stéphanie
Nom
Colas
Texte

artiste et enseignante, Université de la Nouvelle-Calédonie

Prenom
Jean-Marie
Nom
Samson
Texte

ingénieur agronome, Institut de Recherche pour le Développement, Université de la Nouvelle Calédonie

Prenom
Aïlé
Nom
Tikure
Texte

directeur, Association Kenu Waan Project

Prenom
Thibaut
Nom
Bizien
Texte

directeur, Association, Caledoclean

Prenom
Wenigo
Nom
Ihage
Texte

directeur, Académie des Langues Kanak